L'Observatoire de l'Immobilier Réunionnais®




Madame, Monsieur, Chers Clients,

nous avons le plaisir de vous livrer les résultats de notre analyse du marché immobilier réunionnais du 2ème semestre 2012. Les données publiées sont le fruit de notre analyse de l'ensemble des ventes et des locations effectivement réalisées par les 48 agences partenaires de l'Observatoire entre le 1er Juillet et le 31 Décembre 2012.

Avant d'aborder ce second semestre 2012, rappelons que l'Observatoire de l'Immobilier Réunionnais® a été créé en 2005 sur la base d'une idée simple (mais novatrice !), apporter un référentiel de prix réels, donc basé sur les transactions effectivement réalisées. Adossés à une triple segmentation, nos travaux permettent d'obtenir une vue pertinente de la réalité du marché qui est en fait constitué de la multitude des micro-marchés que nous passons au crible chaque semestre grâce à nos agences partenaires.

Totalement indépendant, notre organisme trouve son équilibre financier par la vente de ses études aux professionnels de l'immobilier qui ont choisi d'être nos partenaires afin de disposer d'analyses leur permettant de renforcer leur positionnement de Conseil auprès de leurs clients (cf. article LeMonde.fr). Nous dirigeons également l'organisation de séminaires et publions des ouvrages de référence tels que le Guide de l'Immobilier Réunionnais et le Guide de l'Immobilier Caraïbes. 

Nous vous livrons sur ce site la synthèse de notre travail et vous invitons à contacter l'une des agences partenaires de l'Observatoire: chacune d'entre elles pourra vous apporter de précieuses informations sur le marché immobilier local sur la base de notre dernière étude*.

Analyse du marché du 2ème semestre 2012 (ventes):

Notre dernière étude portant sur les transactions réalisées entre le 1er Juillet et le 31 Décembre 2012 montre un fort accroissement des délais de commercialisation qui évoluent de 16,02 à 19,86 semaines entre le premier et le second semestre. Les différents secteurs géographiques sont, en la matière, très homogènes : Chacun connait une augmentation des délais de vente et ceux-ci s’inscrivent tous dans une fourchette de 17 à 20,5 semaines. A noter que si la région Sud subit les délais les plus longs, elle bénéficie d’une augmentation très faible de ceux-ci, et se voit dépassée par la région Ouest dont les délais augmentent de plus de 50 %...

 

Le montant moyen des transactions analysées baisse à nouveau (- 6,20 %) en s’établissant à 157.728 euros, confirmant une tendance baissière qui s’exprime depuis de nombreux semestres. Les ventes supérieures à 300.000 euros ne représentent que 8,26 % du total alors que plus de 75 % des ventes se situent sous la barre des 200.000 euros.

 

Enfin, la proportion de transactions ayant donné lieu à négociation du prix baisse sur l’ensemble des secteurs et s’établit à une moyenne de 68,50 %.

Analyse du marché réunionnais au 2ème semestre 2012
. Ile de la Réunion Région Est Région Nord Région Ouest Région Sud
Prix moyen Net Vendeur 157.728 euros 144.000 euros 146.958 euros 214.295 euros 135.841 euros
Prix moyen Net Vendeur 2012-01 167.478 euros NS 153.000 euros 214.396 euros 142.255 euros
Délai de vente moyen 19,86 semaines 17,07 semaines 17,02 semaines 22,60 semaines 20,57 semaines
Délai de vente 2012-1 16,02 semaines 11,45 semaines 11,40 semaines 14,19 semaines 20,08 semaines
Proportion de ventes négociées à la baisse 68,50 % 61,50 % 67,12 % 68,85 % 70 %
Proportion de ventes négociées à la baisse 2012-1 73,70 % 91 % 77,35 % 70,15 % 71,56 %

Conséquences pour les vendeurs et acheteurs…

 

Tout vendeur doit être conscient qu’il sera confronté, sauf exception, à un  marché exigeant, dirigé sur le fond par des acquéreurs dont le vouloir d’achat est fort mais le pouvoir d’achat modéré. Les biens de moindre valeur  seront bien entendu beaucoup plus aisés à vendre. A contrario, dans le cadre de la mise en vente de logements sortant du cœur de marché, il faudra minorer ses prétentions pour « aller chercher » l’acquéreur au niveau où il se trouve (consultez la cartographie précise du marché par type de bien et prix auprès de nos agences partenaires). Dans tous les cas de figure, une estimation au plus juste prix sera incontournable : démarrer haut constitue une perte de temps inutile et préjudiciable à la perception du bien par les éventuels acquéreurs. C’est pourtant le chemin qui fut emprunté, volontairement ou non, par près de 7 vendeurs sur 10 au cours de ce dernier semestre…

Cette mission d'estimation constitue justement la vocation des agences partenaires de notre Observatoire. Nous vous invitons donc à les contacter pour obtenir des informations qualifiées sur le marché insulaire et définir, sur la base de nos études du marché, le  juste prix auquel vendre un logement ou un terrain en fonction de sa micro-localisation et de ses prestations.

Côté Acquéreur, il convient d'être très attentif aux offres du marché: le délai de vente moyen cache des disparités très importantes, un bien mis en vente à un prix attractif ne tarde jamais à trouver preneur, notamment s'il se situe dans le segment inférieur à 200.000 euros, le coeur du marché ! 

Là encore, une agence partenaire de l'Observatoire est capable de vous informer des valeurs réelles par micro-marché, type de bien et gamme de prestations afin de vous aider à défricher le terrain et trouver votre logement idéal.

Côté Agences immobilières, il est vital de pouvoir présenter des biens au prix du marché. Dilapider la trésorerie dans une publicité quantitative vantant des mandats médiocres plutôt que d'investir en amont dans des outils permettant l'obtention de mandats de qualité est une démarche vouée à l'échec ! Il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire de se positionner en Conseil capable de délivrer à ses clients des informations précieuses sur la réalité d'un marché évolutif...

Analyse du marché immobilier locatif du second semestre 2012

Notre analyse des transactions locatives réalisées au cours du premier semestre 2012 a confirmé la poursuite de cette tension du marché, notamment sur le secteur Nord et Ouest, pôles économiques et balnéaires du département.

Le second semestre 2012 marque une très légère détente du marché immobilier locatif

 
-Ladurée de vacance moyenne remonte très légèrement de 2,75 semaines à 2,99 semaines, durée qui reste excessivement brève et bien en deçà des chiffres enregistrés pour le second semestre 2011 (3,99 semaines)

       -La proportion de logements dont le montant de loyer a dû être revu à la baisse par rapport au bail précédent reste stable (11,24 % contre 12 % au semestre précédent).

       -Le marché Ouest se démarque toujours de ses voisins : Délai de location moyen inférieur à deux semaines et pourcentage de loyers revus à la baisse inférieur à 4 % sont les signes indubitables d’un marché en pénurie d’offre…


Analyse des locations du 2ème semestre 2012
. Ile de la Réunion Région Est Région Nord Région Ouest Région Sud
Délai moyen de location 2,99 semaines 4,46 semaines 3,66 semaines 1,83 semaine 6,90 semaines
1er semestre 2102 2,75 semaines 5
semaines
2,8 semaines < 1 semaine 3,5 semaines
2ème semestre 2011 3,99 semaines 4,70 semaines 4,49 semaines 2,79 semaines 4,74 semaines

Proportion de locations négociées à la baisse

11,24 % 20 % 12,40 % 3,84 % 18,18 %
1er semestre 2012 12 % 19 % 9,7 % 13,3 % 9,8 %
2ème semestre 2011 12,80 % 23,33 % 15,06 % 5,51 % 13,63 %

Analyse historique du marché immobilier  (ventes):

2ème semestre 2009

La seconde moitié du deuxième semestre 2009 a marqué une reprise nette du volume des ventes dans un marché très exigeant.

A noter que cette analyse ne concernait que le marché de l'ancien et que ce réveil de l'activité ne devait donc rien au traditionnel sursaut des ventes de défiscalisation de fin d'année. 

Par ailleurs, cette reprise quantitative ne doit pas masquer un durcissement du marché, notamment en terme de délai de vente, puisque celui-ci a encore augmenté de 19 % (21,10 semaines au lieu de 17,43 semaines au premier semestre 2009 et 10,45 semaines au 1er semestre 2008, soit 100 % d'augmentation en dix-huit mois !).

1er semestre 2010

La reprise d'activité est confirmée sur le 1er semestre 2010 avec un gain de 7 % en volume de transactions dans l'ancien.

Pour autant, nos indicateurs qualitatifs témoignent d’un marché très exigeant où le rapport qualité/prix d’un bien continue de jouer un rôle central : si les acquéreurs solvables sont effectivement présents (contrairement à 2008), ils érigent en véritable juge de paix le prix affiché et ne s’intéressent qu’aux offres les plus raisonnables. Conséquence directe d’une forte inertie des propriétaires à calquer leurs prétentions sur ce nouveau marché, les délais de vente restent élevés avec un délai de commercialisation moyen  (mandat de vente/compromis) qui s’établit à 20,15 semaines. Par ailleurs, cette embellie relative du marché concerne avant tout les prix les plus modérés puisque la transaction moyenne,  pour l’ensemble du département, passe de 174.000 euros à 155.800 euros.

A noter que les ventes inférieures à 200.000 euros (net vendeur) représentent 65,6 % des transactions alors que les ventes supérieures à 300.000 euros ne représentent que 15,4 % du total. De tels chiffres mettent en exergue la forte dichotomie existant entre marché apparent (tel que perçu via les petites annonces) et marché réel (transactions effectivement finalisées) et témoignent d'une réelle difficulté à vendre un bien de forte valeur, notamment s'il n'est pas situé dans un secteur porteur d'une image adéquate...

Nous relevons par ailleurs une stabilisation de la proportion des ventes ayant donné lieu à négociation du prix, (72,3 % soit + 0,3 % par rapport au semestre précédent), même si cet indicateur s'emballe en région Est où 94 % des ventes ont donné lieu à négociation. A noter que si l'immense majorité des prix de vente prête le flanc à négociation, la baisse obtenue in fine par les acquéreurs est relativement modeste (9,20 % du prix initial), sensiblement en retrait par rapport au semestre précédent où la négociation moyenne atteignait 15,11 %. Il est logique d'en déduire une capacité recouvrée des agences à négocier d'emblée des mandats au prix du marché ou assez proches de ce niveau, exploitant au mieux les données de notre Observatoire pour étayer et justifier leurs estimations (permettez-nous cet auto-compliment !).

2ème semestre 2010

Le marché immobilier réunionnais marque, au 2ème semestre 2010, une très légère baisse du nombre de transactions par rapport au semestre précédent. Il est vrai que le contexte général n’est pas encore au beau fixe.
Les acquéreurs bénéficient d’une offre de biens importante et agissent logiquement comme modérateurs du marché. Conséquence directe de leur exigence confrontée aux souhaits souvent excessifs des propriétaires vendeurs,  les délais de vente restent très élevés avec un délai de commercialisation moyen  (mandat de vente/compromis) qui s’établit à 19,56 semaines (- 3 %), les secteurs Ouest et Sud représentant les deux extrèmes (avec respectivement 15,13 et 22,30 semaines).

A noter que le montant moyen des transactions analysées fait un bond sensible en s’établissant à 187.600 euros, dépassant ainsi les chiffres 2009 (174.000 euros). Rappelons que  cette progression ne signifie en aucun cas une augmentation des prix de vente, mais simplement que la vente moyenne voit son montant augmenter (nuance a priori  ignorée de la plupart des médias qui confondent hausse du prix moyen des transactions et hausse des prix, cette dernière supposerait que l'on compare des ventes de logements totalement identiques sur des périodes différentes, ce qui est impossible dans l'ancien).


En terme de négociation de prix, la proportion des ventes négociées à la baisse augmente légèrement, passant de 72,3 à 74,7 %, les secteurs Nord et Ouest représentant les deux extrèmes (avec respectivement 78,8 et 80,2 % des ventes négociées). A noter que la marge de négociation effective, mesurée sur les ventes effectivement conclues, surprend toujours par sa relative modestie (perception sans doute peu partagée par les vendeurs !) puisqu'elle s'établit à 8,92 % (9,20 % au semestre précédent), la palme revenant au secteur Nord avec une moyenne de 11,24 %.

Les ventes inférieures à 200.000 euros représentent 67,68 % du total, chiffre conforme aux tendances du semestre précédent, et démontrent que le marché dominant est un marché de "petites et moyennes affaires", les transactions supérieures à 300.000 euros représentant seulement 15,24 % des ventes. La dichotomie marché réel/marché apparent reste très forte, nombre de biens présentés à la vente par les particuliers ne trouvant pas preneur, par la faute de prétentions financières excessives. C'est notamment le cas des terrains constructibles situés à proximité de l'axe des Tamarins ou de la voie rapide Etang-Salé/Tampon: à parcourir les petites annonces, on pourrait penser que les prix avoisinent régulièrement ou même dépassent la barre des 300 euros/M². Il s'agit là de l'apparence du marché tel que souhaité par quelques vendeurs un peu gourmands: dans les faits, les transactions réalisées démontrent une réalité bien plus proche de la solvabilité des acquéreurs (exemple de ventes à 182 euros/M² dans la parte basse de l' Etang Salé les hauts, de 139 euros à Rivière Saint-Louis, ou encore de 130 euros à Tampon, entre le 11ème et le 14ème kilomètre...).

1er semestre 2011

Le marché immobilier réunionnais, au cours du 1er semestre 2011, s'est inscrit dans la tendance remarquée au cours du second semestre 2010.

Le niveau de prix moyen baisse légèrement pour s'établir à 181.000 euros (net vendeur, soit - 3,2 %), conséquence d'un marché dominé par les ventes de petites surfaces. Ainsi, les transactions inférieures à 200.000 euros (Net Vendeur) représentent-elles 73 % du total alors que les transactions supérieures à 300.000 Euros ne représentent que 10,34 % du marché, contre 15,24 % au semestre précédent ! Bien entendu, cette typologie de marché évolue selon les régions (rapport de 1 à 4 pour les extrêmes) mais il n'en reste pas moins assez difficile de mener à bien une transaction supérieure à 300.000 euros...

Point positif, le délai moyen de vente baisse très sensiblement pour s'établir à 16,56 semaines (durée moyenne mandat/compromis), enregistrant une baisse de près de 5 semaines en une année (20,15 semaines au 1er semestre 2010).

Enfin, la proportion des ventes ayant donné lieu à négociation du prix reste stable, à 72,1 %.

En terme de régions, l'Ouest tire son épingle du jeu en affichant un délai moyen de vente très performant (11,33 semaines) alors que le Sud connaît plus d'inertie (19,16 semaines) et occupe la dernière place du classement (comme au cours du précédent semestre). A noter que l'ensemble des régions voit ses délais de vente se contracter sensiblement.

La région Sud voit son prix de vente moyen dépasser celui de la région Nord, en raison de la typologie de leur marché: celui de Saint-Denis est archi-dominé par les ventes d'appartements de moindre surface alors que le Sud privilégie les ventes de maisons.

En terme de négociation, l'Ouest connait la plus forte proportion de négociation des prix (en raison des prix fixés à un niveau initial très élevé ?), avec un taux de 91,11 % des ventes alors que le Sud affiche une tenue beaucoup plus forte des prétentions des vendeurs, avec un taux de négociation de 64 %.

Le taux de résidentialité des acquéreurs évolue sensiblement à la baisse puisque "seulement" 42,8 % d'entre eux ont acquis leur logement dans un périmètre de 5 kilomètres autour de leur lieu de résidence, contre 56,8 % au cours du semestre précédent. La mise en service des grands axes routiers (axe des Tamarins, déviation de Grand Bois) explique naturellement cette tendance à l'éloignement dorénavant facilité...

2ème semestre 2011

Le second semestre 2011 est contradictoire
: si les ventes dans l'ancien progressent quantitativement par rapport au semestre précédent, avec un volume de transactions s’accroissant de près de 10 %, les indicateurs qualitatifs témoignent d’une réalité moins favorable…


Le prix de vente moyen est en baisse de 3,6 %par rapport au 1er semestre 2011
, lequel marquait déjà une évolution baissière de 3,2 %.
Cette modération du prix moyen n'est pas la conséquence d'une baisse des prix (hélas ?) mais d'une cartographie du marché qui s’oriente de plus en plus vers les produits les moins chers, accentuant la dichotomie entre un marché apparent « haut placé » et un marché réel bien plus modeste.

Prix moyen des ventes au 2ème semestre 2011
Réunion
Région Est
Région Nord
Région Ouest
Région Sud
174.589 euros
183.213 euros
152.831 euros
225.632 euros
166.670 euros
Source: Observatoire de l'Immobilier Réunionnais


En terme de prix, les différentes régions présentent une forte hétérogénéité. Ainsi, le segment « < 200.000 euros » représente 79 % du volume total des ventes sur le Sud mais à peine plus de 50 % sur le secteur Ouest pour une moyenne insulaire s’établissant à 70 %.

La région Nord (Sainte-Marie et Saint-Denis) affiche le prix de vente moyen le plus bas en raison de l'importance des transactions portant sur les petites surfaces (studios et T1) destinées aux investisseurs : 71,5 % des ventes s’y situent sous la barre des 200.000 euros (contre 70 % pour l’ensemble du département). Si le segment haut reste important sur ce secteur (17 % des ventes se situent au-delà de 300.000 euros), les transactions se font relativement rares dans ce qui devrait constituer le cœur du marché, le segment « 201-300.000 euros » : nombre de ménages se situent dans cette tranche de budget qui ne correspond qu’à 11,5 % des transactions réalisées ; il est vrai que les villas disponibles à ce prix sont moins nombreuses que les prétendants à l’accession…

A contrario, l’Est bénéficie d’un prix de vente moyen relativement élevé car les villas y sont très majoritaires. L’Ouest affiche logiquement une cartographie orientée  vers le haut mais les ventes supérieures à 300.000 euros ne dépassent qu’à peine la barre des 10 %.

Enfin, la région Sud se démarque par un marché relativement sain dont le cœur se situe très clairement dans la tranche « 101-200.000 euros ».

Les produits haut de gamme, très présents sur le marché apparent (annonces de ventes diffusées sur les différents supports : web, presse écrite, etc…), ne représentent qu’une infirme minorité du marché réel : seules 4,4 % des ventes se situent au-delà des 400.000 euros et à peine plus de 1 % au-delà de 600.000 euros. Cette dichotomie a un effet inflationniste certain sur la tendance du marché immobilier en lui donnant une image beaucoup plus haut de gamme qu’il ne l’est réellement.

La proportion de ventes ayant fait l’objet d’une négociation du prix constitue un indicateur fort important de l’état du marché et notamment de l’équilibre Offre/Demande ou, si l’on préfère, du rapport de force entre vendeurs et acquéreurs. Cette équation penche manifestement en faveur des accédants puisque près de 8 ventes sur 10 font l’objet d’une baisse de prix. Ce chiffre, en hausse de 8,46 % par rapport au semestre précédent, démontre que sur la plupart des marchés réunionnais la demande reste inférieure à l’offre et qu’en conséquence,  c’est plutôt au  vendeur qu’à l’acquéreur d’adapter ses prétentions financières au marché.

A noter que le secteur Ouest a toujours affiché, en la matière, un taux plus élevé que les autres régions, faute à un marché trop « brillant » incitant les vendeurs à fixer des prix de mise en vente  trop optimistes souvent déconnectés du marché réel.

Enfin, indicateur très important car souvent annonciateur de l’évolution globale du marché à court terme, le délai moyen de vente augmente sensiblement (+ 7 %), neutralisant ainsi l’évolution positive du semestre précédent.

A noter que ce délai reste inférieur de près de 2 semaines à la moyenne enregistrée au second semestre 2010. Seul le secteur Ouest connait une très forte augmentation en la matière puisque le délai de vente moyen passe de 11,33 à 17,54 semaines : ce marché rejoint maintenant la moyenne insulaire.


1er semestre 2012

Notre dernière étude portant sur les transactions réalisées entre le 1er Janvier et le 30 Juin 2012 montre une baisse sensible des délais de commercialisation qui évoluent de 17,76 à 16,02 semaines entre le second semestre 2011 et le premier semestre 2012. Cette tendance à une plus grande fluidité du marché cache des disparités importantes entre les différentes régions de l’île : ainsi, l’Est conserve une réelle stabilité alors que l’Ouest et surtout le Nord se démarquent par la baisse très forte des délais de vente. La région Sud est le seul marché où les délais augmentent, passant à plus de 20 semaines, soit près de 5 mois entre la signature du mandat et celle du compromis.

 

Le montant moyen des transactions analysées baisse à nouveau légèrement (- 4,10 %) en s’établissant à 167.478 euros, faisant suite à une baisse de 3,6 et 3,2 % aux deux semestres précédents. Les ventes supérieures à 300.000 euros ne représentent que 10,57 % du total (12  % au semestre précédent) alors que 71,8 % des ventes se situent sous la barre des 200.000 euros (70 % au semestre précédent). Les différentes régions présentent une forte hétérogénéité en la matière puisque ce dernier segment concerne 82 % du volume total des ventes sur le Sud contre 59 % sur le secteur Ouest.

Enfin, la proportion de transactions ayant donné lieu à négociation du prix baisse à 73,70 % contre 78,20 % au semestre précédent.

Analyse du marché réunionnais au 1er semestre 2012
. Ile de la Réunion
Région   Est
Région Nord
Région Ouest
Région  Sud
Prix Moyen
NV
167.478
euros
211.090 euros
153.000 euros
214.396 euros
142.255 euros
Délai de vente
16,02 semaines
11,45 semaines
11,40 semaines
14,19 semaines
20,08 euros
Délais de vente 2011-2 17,76 Semaines
12 semaines
16,52 semaines
17,54 semaines
19,54 semaines



Analyse historique du marché immobilier locatif:

Le marché de l’immobilier locatif de l’île de la Réunion fut longtemps un marché tendu où l’offre de biens trouvait rapidement preneur dans la mesure où le montant du loyer s’inscrivait dans le cadre du marché réel.

Dès 2006, l’afflux très important de logements issus de la défiscalisation immobilière a rompu cette dynamique en équilibrant le rapport offre/demande, voire en l’inversant sur certains secteurs où l’offre est devenue excédentaires sur certains segments.

La crise financière de 2008 et son corollaire, la baisse des mises en chantier de programmes immobiliers, a de nouveau modifié la typologie du marché en créant, sur certaines zones, une relative pénurie de logements par baisse du volume de l’offre. Les durées de vacance locative et la proportion de loyers négociés à la baisse enregistraient dès le 1er semestre 2010 une baisse relative par rapport à 2009.

2ème semestre 2010

Notre analyse des transactions locatives réalisées au cours du second semestre 2010
confirme nettement cette tendance :

-La durée de vacance moyenne en cas de relocation passe de 6,7 semaines à 4,64 semaines
, alors même qu’elle était de 7,2 semaines en 2009.

-La proportion de logements dont le montant du loyer a dû être revu à la baisse par rapport au bail précédent chute très sensiblement à 10,08 %
, contre 26,90 % au 1er semestre.

1er semestre 2011

Notre analyse des transactions locatives réalisées au cours du 1er semestre 2011 montre un arrêt de cette tendance et un relatif assouplissement du marché, éloignant le spectre d'une hausse prochaine des loyers:

- La durée de vacance moyenne en cas de relocation remonte légèrement  en passant de 4,64  semaines à 5,36 semaines, mais reste inférieure au 1er semestre 2010 (6,7 semaines).

- La proportion de logements dont le loyer a dû être revu à la baisse par rapport au bail pécédent remonte légèrement, à 14 % du total des transactions contre 10,08 % au semestre précédent. Ce chiffre reste toutefois très inférieur au 1er semestre 2010 (26,90 %)

2ème semestre 2011

Notre analyse des transactions locatives réalisées au cours du second semestre 2011 montre une reprise du phénomène de tension du marché, notamment sur le secteur Ouest.

- La durée de vacance moyenne en cas de relocation baisse sensiblemen de 5,36 semaines à 3,99 semaines, durée remarquablement brève. A noter que la région Ouest affiche le chiffre record de 2,79 semaines !

- La proportion de logements dont le loyer a dû être revu à la baisse par rapport au bail précédent diminue également de 14 à 12,8 % du total des transactions. Là encore, le marché Ouest brille par ses performances (5,51 % de baux ayant donné lieu à baisse de loyer) alors que l'Est affiche des ratios toujours préoccupants bien qu'en nette amélioration (23,33 %).

1er semestre 2012

Notre analyse des transactions locatives réalisées au cours du premier semestre 2012 confirme les tensions qui affectent le marché, notamment sur le secteur Nord et Ouest, pôles économiques et balnéaires du département.

-La durée de vacance moyenne baisse encore sensiblement de 3,99 semaines (2ème semestre 2011) à 2,75 semaines, durée qui marque par sa brièveté puisqu’il faut donc en moyenne à peine plus de 15 jours pour remplacer un locataire partant.

A noter que la région Nord affiche un excellent ratio de 2,8 semaines (4,49 semaines au semestre précédent) alors que l’Ouest bénéficie d’un délai moyen inférieur à une semaine (2,79 semaines au semestre précédent). Le Sud et l’Est ferment le ban avec des délais qui restent toutefois extrêmement courts (3,5 et 5 semaines).


-
La proportion de logements dont le montant de loyer a dû être revu à la baisse par rapport au bail précédent diminue également de 12,8 %  à 12 % du total des transactions (contre 14 % au premier semestre 2011).
Le marché Nord brille par ses performances (9,7 % des transactions ont été l’objet d’une baisse de loyer) alors que l’Est reste à la traîne, bien qu’en amélioration constante (19 % des loyers revus à la baisse contre 23 % au semestre précédent).

Notons que ces chiffres cachent des disparités parfois importantes selon les micro-secteurs et les types de logements.
 

Ces agences immobilières partenaires de l'Observatoire sont vos interlocuteurs naturels et auront plaisir à vous apporter une information qualifiée et exclusive pour sécuriser vos projets immobiliers...

Cordialement,

Elena et Olivier PARIS

obsimmo1@aliceadsl.fr


* Analyse de l'ensemble des ventes réalisées par nos agences partenaires entre le 1er Juillet et le 31 Décembre 2012 selon les segments différenciés suivants :

- 98 micros-marchés géographiques distincts.


- Trois différents types de biens immobiliers : Appartements, maisons, terrains constructibles.

- Trois segments de gamme répondant à des critères objectifs pré-définis par notre organisme : Entrée de gamme, gamme médiane, haut de gamme.

Pour chaque transaction analysée, nous livrons les informations suivantes:

- Le prix de mise en vente (net vendeur),

- Le prix de vente final (net vendeur),

- Le délai de commercialisation nécessaire.

L’unité prise en compte est le M² (habitable, loi  Carrez ou constructible selon qu’il s’agisse d’une maison, d’un appartement ou d’un terrain).
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