L'Observatoire de l'Immobilier Réunionnais®



Prochainement: Notre analyse des transactions effectivement conclues au cours du second semestre 2011 (prix réels de vente et de location et délai de commercialisation par micro secteur géographique) sera publiée dès le 6 Février 2012...

nous vous livrons, comme promis, notre analyse du marché immobilier réunionnais du 1er  semestre 2011. Les données publiées sont le fruit de notre analyse de l'ensemble des ventes et des locations effectivement réalisées par les 38 agences partenaires de l'Observatoire entre le 1er Janvier et le 30 Juin 2011*.

Avant d'aborder ce dernier semestre, rappelons que l'Observatoire de l'Immobilier Réunionnais® a été créé en 2005 sur la base d'une idée simple (mais novatrice !), apporter un référentiel de prix réels, donc basé sur les transactions effectivement réalisées. Adossés à une triple segmentation, nos travaux permettent d'obtenir une vue pertinente de la réalité du marché qui est en fait constitué de la multitude des micro-marchés que nous passons au crible chaque semestre grâce à nos agences partenaires.

Totalement indépendant, notre organisme trouve son équilibre financier par la vente de ses études aux professionnels de l'immobilier qui ont choisi d'être nos partenaires afin de disposer d'analyses leur permettant de renforcer leur positionnement de Conseil auprès de leurs clients (cf. article du 06/07/2010 LeMonde.fr). Nous dirigeons également l'organisation de séminaires et publions des ouvrages de référence tels que le Guide de l'Immobilier Réunionnais dont la seconde édition sera publiée en Septembre 2011.

Nous vous livrons sur ce site la synthèse de notre travail et vous invitons à contacter l'une des agences partenaires de l'Observatoire: chacune d'entre elles pourra vous apporter de précieuses informations sur le marché immobilier local sur la base de notre dernière étude*.

Analyse du marché des ventes dans l'ancien:

La seconde moitié du deuxième semestre 2009 a marqué une reprise nette du volume des ventes dans un marché très exigeant.

A noter que cette analyse ne concernait que le marché de l'ancien et que ce réveil de l'activité ne devait donc rien au traditionnel sursaut des ventes de défiscalisation de fin d'année. 

Par ailleurs, cette reprise quantitative ne doit pas masquer un durcissement du marché, notamment en terme de délai de vente, puisque celui-ci a encore augmenté de 19 % (21,10 semaines au lieu de 17,43 semaines au premier semestre 2009 et 10,45 semaines au 1er semestre 2008, soit 100 % d'augmentation en dix-huit mois !).

La reprise d'activité est confirmée sur le 1er semestre 2010 avec un gain de 7 % en volume de transactions dans l'ancien.

Pour autant, nos indicateurs qualitatifs témoignent d’un marché très exigeant où le rapport qualité/prix d’un bien continue de jouer un rôle central : si les acquéreurs solvables sont effectivement présents (contrairement à 2008), ils érigent en véritable juge de paix le prix affiché et ne s’intéressent qu’aux offres les plus raisonnables. Conséquence directe d’une forte inertie des propriétaires à calquer leurs prétentions sur ce nouveau marché, les délais de vente restent élevés avec un délai de commercialisation moyen  (mandat de vente/compromis) qui s’établit à 20,15 semaines. Par ailleurs, cette embellie relative du marché concerne avant tout les prix les plus modérés puisque la transaction moyenne,  pour l’ensemble du département, passe de 174.000 euros à 155.800 euros.

A noter que les ventes inférieures à 200.000 euros (net vendeur) représentent 65,6 % des transactions alors que les ventes supérieures à 300.000 euros ne représentent que 15,4 % du total. De tels chiffres mettent en exergue la forte dichotomie existant entre marché apparent (tel que perçu via les petites annonces) et marché réel (transactions effectivement finalisées) et témoignent d'une réelle difficulté à vendre un bien de forte valeur, notamment s'il n'est pas situé dans un secteur porteur d'une image adéquate...

Nous relevons par ailleurs une stabilisation de la proportion des ventes ayant donné lieu à négociation du prix, (72,3 % soit + 0,3 % par rapport au semestre précédent), même si cet indicateur s'emballe en région Est où 94 % des ventes ont donné lieu à négociation. A noter que si l'immense majorité des prix de vente prête le flanc à négociation, la baisse obtenue in fine par les acquéreurs est relativement modeste (9,20 % du prix initial), sensiblement en retrait par rapport au semestre précédent où la négociation moyenne atteignait 15,11 %. Il est logique d'en déduire une capacité recouvrée des agences à négocier d'emblée des mandats au prix du marché ou assez proches de ce niveau, exploitant au mieux les données de notre Observatoire pour étayer et justifier leurs estimations (permettez-nous cet auto-compliment !).

Le marché immobilier réunionnais marque, au 2ème semestre 2010, une très légère baisse du nombre de transactions par rapport au semestre précédent. Il est vrai que le contexte général n’est pas encore au beau fixe.

Les acquéreurs bénéficient d’une offre de biens importante et agissent logiquement comme modérateurs du marché. Conséquence directe de leur exigence confrontée aux souhaits souvent excessifs des propriétaires vendeurs,  les délais de vente restent très élevés avec un délai de commercialisation moyen  (mandat de vente/compromis) qui s’établit à 19,56 semaines (- 3 %), les secteurs Ouest et Sud représentant les deux extrèmes (avec respectivement 15,13 et 22,30 semaines).

A noter que le montant moyen des transactions analysées fait un bond sensible en s’établissant à 187.600 euros, dépassant ainsi les chiffres 2009 (174.000 euros). Rappelons que  cette progression ne signifie en aucun cas une augmentation des prix de vente, mais simplement que la vente moyenne voit son montant augmenter (nuance a priori  ignorée de la plupart des médias qui confondent hausse du prix moyen des transactions et hausse des prix, cette dernière supposerait que l'on compare des ventes de logements totalement identiques sur des périodes différentes, ce qui est impossible dans l'ancien).

En terme de négociation de prix, la proportion des ventes négociées à la baisse augmente légèrement, passant de 72,3 à 74,7 %, les secteurs Nord et Ouest représentant les deux extrèmes (avec respectivement 78,8 et 80,2 % des ventes négociées). A noter que la marge de négociation effective, mesurée sur les ventes effectivement conclues, surprend toujours par sa relative modestie (perception sans doute peu partagée par les vendeurs !) puisqu'elle s'établit à 8,92 % (9,20 % au semestre précédent), la palme revenant au secteur Nord avec une moyenne de 11,24 %.

Les ventes inférieures à 200.000 euros représentent 67,68 % du total, chiffre conforme aux tendances du semestre précédent, et démontrent que le marché dominant est un marché de "petites et moyennes affaires", les transactions supérieures à 300.000 euros représentant seulement 15,24 % des ventes. La dichotomie marché réel/marché apparent reste très forte, nombre de biens présentés à la vente par les particuliers ne trouvant pas preneur, par la faute de prétentions financières excessives. C'est notamment le cas des terrains constructibles situés à proximité de l'axe des Tamarins ou de la voie rapide Etang-Salé/Tampon: à parcourir les petites annonces, on pourrait penser que les prix avoisinent régulièrement ou même dépassent la barre des 300 euros/M². Il s'agit là de l'apparence du marché tel que souhaité par quelques vendeurs un peu gourmands: dans les faits, les transactions réalisées démontrent une réalité bien plus proche de la solvabilité des acquéreurs (exemple de ventes à 182 euros/M² dans la parte basse de l' Etang Salé les hauts, de 139 euros à Rivière Saint-Louis, ou encore de 130 euros à Tampon, entre le 11ème et le 14ème kilomètre...).

Le marché immobilier réunionnais, au cours de ce 1er semestre 2011, s'inscrit dans la tendance remarquée au cours du second semestre 2010.

Le niveau de prix moyen baisse légèrement pour s'établir à 181.000 euros (net vendeur, soit - 3,2 %), conséquence d'un marché dominé par les ventes de petites surfaces. Ainsi, les transactions inférieures à 200.000 euros (Net Vendeur) représentent-elles 73 % du total alors que les transactions supérieures à 300.000 Euros ne représentent que 10,34 % du marché, contre 15,24 % au semestre précédent ! Bien entendu, cette typologie de marché évolue selon les régions (rapport de 1 à 4 pour les extrêmes) mais il n'en reste pas moins assez difficile de mener à bien une transaction supérieure à 300.000 euros...

Point positif, le délai moyen de vente baisse très sensiblement pour s'établir à 16,56 semaines (durée moyenne mandat/compromis), enregistrant une baisse de près de 5 semaines en une année (20,15 semaines au 1er semestre 2010).

Enfin, la proportion des ventes ayant donné lieu à négociation du prix reste stable, à 72,1 %.

En terme de régions, l'Ouest tire son épingle du jeu en affichant un délai moyen de vente très performant (11,33 semaines) alors que le Sud connaît plus d'inertie (19,16 semaines) et occupe la dernière place du classement (comme au cours du précédent semestre). A noter que l'ensemble des régions voit ses délais de vente se contracter sensiblement.

La région Sud voit son prix de vente moyen dépasser celui de la région Nord, en raison de la typologie de leur marché: celui de Saint-Denis est archi-dominé par les ventes d'appartements de moindre surface alors que le Sud privilégie les ventes de maisons.

En terme de négociation, l'Ouest connait la plus forte proportion de négociation des prix (en raison des prix fixés à un niveau initial très élevé ?), avec un taux de 91,11 % des ventes alors que le Sud affiche une tenue beaucoup plus forte des prétentions des vendeurs, avec un taux de négociation de 64 %.

Le taux de résidentialité des acquéreurs évolue sensiblement à la baisse puisque "seulement" 42,8 % d'entre eux ont acquis leur logement dans un périmètre de 5 kilomètres autour de leur lieu de résidence, contre 56,8 % au cours du semestre précédent. La mise en service des grands axes routiers (axe des Tamarins, déviation de Grand Bois) explique naturellement cette tendance à l'éloignement dorénavant facilité...

Côté Vendeur, face à ce marché relativement difficile, la première étape d'une mise en vente consiste à déterminer avec exactitude la valeur vénale d'un bien, notamment lorsqu'il affiche une valeur élevée: compte tenu d'une pyramide des ventes essentiellement concentrée sur les prix modérés et moyens, dénicher un acquéreur solvable au-delà des 300.000 euros constitue un vrai travail, qu'il vaut mieux confier à un professionnel compétent. Cette mission d'estimation constitue justement la vocation des agences partenaires de notre Observatoire. Nous vous invitons donc à les contacter pour obtenir des informations qualifiées sur le marché insulaire et définir, sur la base de nos études du marché, le  juste prix auquel vendre un logement ou un terrain en fonction de sa micro-localisation et de ses prestations.

Côté Acquéreur, il convient d'être très attentif aux offres du marché: le délai de vente moyen, en baisse de 18 %, montre que le marché recouvre une plus grande fluidité. Même si cette moyen cache des disparités très importantes, un bien mis en vente à un prix attractif ne tarde jamais à trouver preneur, notamment s'il se situe dans le segment inférieur à 200.000 euros, le coeur du marché ! 
Là encore, une agence partenaire de l'Observatoire est capable de vous informer des valeurs réelles par micro-marché, type de bien et gamme de prestations afin de vous aider à défricher le terrain et trouver votre logement idéal.

Côté Agences immobilières, il est vital de pouvoir présenter des biens au prix du marché. Dilapider la trésorerie dans une publicité quantitative vantant des mandats médiocres plutôt que d'investir en amont dans des outils permettant l'obtention de mandats de qualité est une démarche vouée à l'échec ! Il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire de se positionner en Conseil capable de délivrer à ses clients des informations précieuses sur la réalité d'un marché évolutif...


Analyse du marché locatif:

Le marché de l’immobilier locatif de l’île de la Réunion fut longtemps un marché tendu où l’offre de biens trouvait rapidement preneur dans la mesure où le montant du loyer s’inscrivait dans le cadre du marché réel.

Dès 2006, l’afflux très important de logements issus de la défiscalisation immobilière a rompu cette dynamique en équilibrant le rapport offre/demande, voire en l’inversant sur certains secteurs où l’offre est devenue excédentaires sur certains segments.

La crise financière de 2008 et son corollaire, la baisse des mises en chantier de programmes immobiliers, a de nouveau modifié la typologie du marché en créant, sur certaines zones, une relative pénurie de logements par baisse du volume de l’offre. Les durées de vacance locative et la proportion de loyers négociés à la baisse enregistraient dès le 1er semestre 2010 une baisse relative par rapport à 2009.

Notre analyse des transactions locatives réalisées au cours du second semestre 2010 confirme nettement cette tendance :

-La durée de vacance moyenne passe de 6,7 semaines à 4,64 semaines, alors même qu’elle était de 7,2 semaines en 2009.

-La proportion de logements dont le montant du loyer a dû être revu à la baisse par rapport au bail précédent chute très sensiblement à 10,08 %, contre 26,90 % au 1er semestre.

Notre analyse des transactions locatives réalisées au cours du 1er semestre 2011 montre un arrêt de cette tendance et un relatif assouplissement du marché, éloignant le spectre d'une hausse prochaine des loyers:

    - La durée de vacance moyenne remonte légèrement en passant de 4,64      semaines à 5,36 semaines, mais reste inférieure au 1er semestre 2010            (6,7 semaines).

    - La proportion de logements dont le loyer a dû être revu à la baisse par        rapport au bail pécédent remonte légèrement, à 14 % du total des                  transactions contre 10,08 % au semestre précédent. Ce chiffre reste                  toutefois très inférieur au 1er semestre 2010 (26,90 %)

Les résultats exhaustifs de notre analyse des marchés immobiliers de la Réunion, par type de bien, micro-sectorisation et segmentation de gamme, ont été mis à disposition de nos agences partenaires dès le Vendredi 5 Août.

Ces agences immobilières partenaires de l'Observatoire sont vos interlocuteurs naturels et auront plaisir à vous apporter une information qualifiée et exclusive pour sécuriser vos projets immobiliers...

Cordialement,

Elena et Olivier PARIS

obsimmo1@aliceadsl.fr


* Analyse de l'ensemble des ventes réalisées par nos agences partenaires entre le 1er Janvier et le 30 Juin 2011 selon les segments différenciés suivants :

- 92 micros-marchés géographiques distincts.


- Trois différents types de biens immobiliers : Appartements, maisons, terrains constructibles.

- Trois segments de gamme répondant à des critères objectifset pré-définis par notre organisme : Début de gamme, gamme médiane, haut de gamme.


Pour chaque transaction analysée, L’Observatoire de l’Immobilier Réunionnais®  indique :

- Le prix de mise en vente (net vendeur),

-
Le prix de vente final (net vendeur),

- Le délai de commercialisation nécessaire.

L’unité prise en compte est le M² (habitable, loi  Carrez ou constructible selon qu’il s’agisse d’une maison, d’un appartement ou d’un terrain).


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